La féminisation des métiers : un phénomène en hausse

    24 octobre 2022

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      Julie KUNZLI
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      Julie KUNZLI
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      La féminisation des métiers est en route ! Vous le savez, l’inclusion constitue l’un des enjeux de notre société moderne. Cependant, le chemin à parcourir est encore long. Pour venir à bout de la genrisation des fonctions, il faut tout d’abord s’attaquer aux idées reçues au sein de la formation professionnelle. Cela relève-t-il de l’illusion ? Non, bien sûr. Toutefois, l’ampleur du chantier requiert un travail de titan ! En effet, Ganapati l’affirme : chacun doit faire sa part. À ce titre, l’État, les acteurs de la formation professionnelle, les dirigeants d’entreprise ont un rôle à jouer. Nous tous, également. Ainsi, la sensibilisation commence dès maintenant ! Qu’est-ce que la féminisation des professions ? Pourquoi faut-il mettre l’accent sur la mixité dans la formation ? La Ganapateam a décidé de vous en parler.

      La féminisation des métiers, c’est quoi ?

      Dans notre société, les métiers ont bien souvent un sexe. Combien de femmes se dirigent vers l’ingénierie civile ou, encore, vers l’univers de la Tech ? Très peu, c’est certain. Ce constat vaut aussi pour une partie de la gent masculine. Rencontrez-vous régulièrement des hommes qui ont choisi de se former à la puériculture ?

      On ne peut pas le nier : les femmes demeurent les premières victimes de la genrisation des filières. Néanmoins, les temps changent. Aujourd’hui, nous assistons à un véritable phénomène de féminisation des métiers. Mais de quoi parle-t-on exactement ? La Ganapateam vous explique tout.

      La féminisation des professions consiste simplement en l’augmentation du nombre de femmes dans un secteur d’activité donné. Désormais, le public féminin :

      • s’imprègne de nouveaux domaines de formation ;
      • développe des compétences spécifiques ;
      • tend à se faire une place dans des secteurs majoritairement masculins.

      Notre société connaît de profondes mutations. Elle évolue, animée par une véritable volonté d’inclusion. La féminisation de l’univers professionnel ne constitue-t-elle pas l’unique suite logique ?

       

      Quel est le lien entre la féminisation des professions et les stéréotypes de genre ?

      De toute évidence, la féminisation des métiers se fraye un chemin en douceur. En règle générale, les choses ne changent pas du jour au lendemain. Bientôt, ce phénomène de société connaîtra son heure de gloire. Pour l’heure, les mentalités doivent encore évoluer.

      Ne le nions pas, les stéréotypes de genre ont la vie dure !

      •  « Les filles aiment le rose, les garçons le bleu ! »
      • « Les filles jouent à la dînette, les garçons aux voitures. »
      • « Un garçon ne doit pas jouer à la poupée, c’est bien trop féminin. »
      • « Les femmes ne possèdent pas la même force que les hommes : si elles portent des charges lourdes, elles pourraient se blesser. »

      Ces petites graines sont semées dans nos cerveaux, dès l’enfance. Très vite, nous intégrons ces influences issues de notre environnement proche. Cela comprend notamment :

      • le cercle familial ;
      • les amis ;
      • la société ;
      • la publicité (aujourd’hui, les Youtubeurs, les influenceurs, les TikTokeurs, etc.) ;
      • la culture ;
      • etc.

      En bref, tout ce qui se trouve autour de nous !

      Comme vous vous en doutez, il est très difficile de se débarrasser de l’intégration de telles données. Malheureusement, l’ensemble des stéréotypes conditionnent nos choix, en particulier ceux en lien avec notre orientation professionnelle et nos compétences. Prenons quelques exemples :

      • « Les filles sont nulles en maths. ». À force de se l’entendre dire, certaines élèves se découragent, paniquent et ne parviennent pas à performer, ce qui entretient la force du cliché. C’est ce que l’on appelle « la prophétie auto-réalisatrice ».
      • « Les sciences, c’est une affaire de mecs ! » Là encore, il s’agit d’un stéréotype insidieux qui n’incite pas les apprenantes à diversifier leurs compétences ou, encore, à s’aventurer dans des secteurs à dominance masculine. N’ayons pas peur des mots, les stéréotypes de genre tuent dans l’œuf les belles ambitions et les potentielles carrières.

      Le regard de la société, un frein à l’épanouissement professionnel ?

      Autre limite à la féminisation des métiers, le regard des autres. Oui, cela constitue un véritable frein à l’épanouissement professionnel. Notre société est en proie à une véritable évolution, certes. Toutefois, s’en émanciper n’est pas chose aisée.

      • Kelly souhaite se reconvertir dans le BTP. Pourtant, elle décide finalement de suivre une formation de secrétaire médicale, à la suite de moqueries de la part de son cercle d’amis proche : « C’est un boulot de bonhomme, ça ! », « Tu n’arrives même pas à ouvrir un pot de cornichons... Tu t’imagines vraiment soulever des parpaings ? En plus, ce n’est vraiment pas féminin. », etc.
      • Après l’obtention d’un master en management, Alice souhaite réaliser une reconversion professionnelle sans perdre d’argent. Son projet ? Se former à sa passion de toujours, le développement web. Néanmoins, sa famille ne semble pas emballée par cette idées : « Tu es sûre d’avoir le bagage nécessaire pour devenir développeur web ? », « Alice, penses-tu avoir le niveau pour apprendre le code ? Cela ne va pas être facile pour toi. » Pourtant,

      Refondre notre société ? À la lumière de ces éléments, cela apparaît impératif. Il est grand temps de nous libérer de son poids !

      P.-S. : On nous dit dans l’oreillette qu’Alice s’est finalement inscrite chez E-404, l’école d’informatique sur le métaverse, afin de réaliser un apprentissage à distance !

      Quid de l’exclusion du public féminin ?

      Comme dit plus haut, les stéréotypes de genre et le regard de la société nous :

      • limitent nos choix ;
      • nous détournent de certains secteurs d’activité ;
      • influencent notre avenir professionnel.

      Parfois, les choses sont d’autant plus simples. Certaines formations ne s’adressent tout simplement pas aux femmes, ce qui constitue purement et simplement une exclusion. Pourtant, les femmes représentent 51 % de la population active. À méditer, sans plus tarder…

      Le gouvernement souhaite rehausser la part des métiers mixtes, laquelle s’avère très faible. Dans l’idéal, d’ici 2025, elle doit passer de 12 % à 30 %. Un pari ambitieux, mais nécessaire !

      De même, fort de la situation économique et sociale actuelle, les exclusions féminines tendent à s’amenuir. Prenons le cas des métiers en tension. Le secteur de la boucherie manque cruellement de personnel à former. C’est pourquoi celui-ci a décidé de féminiser son offre afin d’attirer ce nouveau public. Dans ce domaine à forte dominance masculine, l’image de la profession tend à changer. Les nouvelles campagnes de promotion incluent des femmes et, plus important, mettent en exergue d’autres facettes du métier, telles que :

      • la vente ;
      • la créativité ;
      • la diététique ;
      • etc.

      Vous vous intéressez à la Tech ? Découvrez les initiatives mises en place pour soutenir la féminisation de ce secteur d’activité !

       

      Catalogue de formation Ganapati

       

      Pourquoi la mixité est-elle une valeur sûre ?

      L’évolution de la formation en entreprise signe le début d’une nouvelle ère. Finies les visions vieillottes, façonnées à partir d’un modèle obsolète ! De même, les entreprises ont tout intérêt à profiter de la féminisation des professions. En effet, la mixité est vectrice d’avantages certains, en particulier à l’heure où la concurrence fait rage.

      Sachez-le, la diversité en entreprise constitue une incroyable source de bénéfices. Eh oui ! Comme vous l’avez sans doute constaté, il devient urgent d’y sensibiliser les acteurs de la vie professionnelle. Grâce à la mixité, vous :

      • améliorez la performance de votre entreprise ;
      • balayez les risques d’échec, en particulier lors de la conception d’un produit (surtout s’il est destiné aux femmes !) ;
      • bénéficiez d’une véritable source d’innovation supplémentaire.

       

      Pour l’heure, la féminisation des métiers poursuit son chemin. Toutefois, de nombreuses étapes doivent encore être franchies. Pour venir à bout des clichés sur la formation professionnelle, adoptons les bons réflexes ! Commençons par former les formateurs afin qu’ils puissent saisir l’étendue de l’enjeu, accueillir et accompagner les apprenantes dans leur parcours. Aussi, les chefs d’entreprises doivent placer l’inclusion au centre de leur activité. Ganapati, acteur de la formation professionnelle, mène une lutte sans merci contre la genrisation des filières. Nous sommes sur la même longueur d’onde, pas vrai ? Alors, qu’attendez-vous pour nous rejoindre ?

       




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